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* GÉNÉRALITÉS

 

 

 

CHINE 2007

 

MONGOLIE 2007

 

 

 

- INTRODUCTION

- LE TRANSMONGOLIEN 2

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- DUGANA

1) LE CAMP

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2) LES CHEVAUX

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3) UNE FAMILLE LOCALE

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- SUR LA ROUTE

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- UN ORPHELINAT

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- OULAN BATOR

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- AU THEATRE

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- SPECTACLE EN PLEIN AIR

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- DINER SPECTACLE

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- LE TRANSMONGOLIEN 3

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RUSSIE D'ASIE 2007

 

RUSSIE D'EUROPE 2007

 

 

FINLANDE 2007

 

 

 

(Commentaires réalisés à partir du "journal de voyage" de matworld)

Pour voir l'intégralité du Journal, cliquez ici

 

MONGOLIE 2007

 

INTRODUCTION

Le désert de Gobi reste l'un des plus mystérieux du Monde. Bien sûr, il a du être sillonné par les caravanes de la Route de la Soie depuis plusieurs siècles et " La Croisière Jaune " de Citroën l'a traversé dans les années 1930. Mais il reste mal connu, peu exploré, peut-être parce qu'on n'y a pas encore découvert de gisements de pétrole prometteurs !

Le site de ce désert est une ancienne mer intérieure où on trouve encore des trésors d'os et d'œufs de dinosaures, fossilisés.

Le désert de Gobi mesure près d'1,3 millions de km2 mais ses limites sont difficiles à cerner sur un Atlas. Ce qui est sûr, c'est qu'il ne s'étend pas que sur la Mongolie.

Il est situé à une altitude comprise entre 800 et 1200 mètres. On peut y trouver des chameaux de Bactriane, des gazelles, des antilopes, le fameux léopard des neiges ( en voie de disparition) à l'Ouest, vers l'Altaï et bien sûr les chèvres de Gobi, dont la laine du bébé de 2 ans, au printemps, sert à faire le fameux Cachemire de Gobi, hors de prix en Europe. J'ai d'ailleurs ramené d'Oulan Bator, un châle de cette sorte qui m'a bien servi en sortant du spectacle des danses Cosaques à Saint-Pétersbourg et qui a fait baver d'envie bien des femmes ce soir-là…

Mais la Mongolie ne se résume pas qu'au désert de Gobi. C'est un immense pays d'1,5 millions de km2, qui, si on le compare à un état américain, est de la taille de l'Alaska. A l'échelle de l'Europe, il est vaste comme trois fois la France, 2ème superficie européenne, mais à l'échelle de l'Australie, il semble bien petit puisqu'il ne représente que les ¾ du Western Australia. Il ressemble aussi à cet état australien par la faiblesse de sa population : 2 millions d'habitants en WA et 2,8 millions en Mongolie(chiffres 2006) ce qui donne des densités parmi les plus faibles du monde, de l'ordre d'1,7 habitants au km2 en Mongolie.

Situé, en moyenne, à 1500 m d'altitude, les températures sont rarement élevées en été (autour de 15 degrés) et sont fréquemment négatives en hiver. Mais la couverture neigeuse est faible et peu protectrice, car il y a peu d'évaporation possible et donc peu de précipitations. Le permafrost étant peu profond, cela rend les cultures pratiquement impossibles.

Le point culminant du pays se situe à l'Ouest : c'est le Tavanbogd Uul qui culmine à 4374 mètres. La traduction en langage européen, de l'écriture mongole, est très variable d'un livre à l'autre. L'orthographe des noms locaux n'est donc pas garantie.

Notre jeune guide nous dit d'ailleurs qu'elle a un fils, qui est élevé dans le désert de Gobi par ses parents, et qu'elle ne le voit qu'une fois par an car elle doit travailler et vivre à Oulan-Bator pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Elle parle de cela comme si la séparation était naturelle: Sa famille a compris que son avenir et celui de son fils ne seraient certainement pas dans la conservation du mode de vie traditionnelle mais qu'il était encore possible de préserver l'enfance de cette génération. Notre guide a perçu aussi que le tourisme était le meilleur moyen de promouvoir et de préserver l'originalité de son pays. Elle s'est donc spécialisée dans l'étude des langues étrangères : en plus de l'anglais, elle parle couramment russe. Il est vrai que le grand frère russe et le communisme ont pesé de leur joug, sur ce pays ultra-fermé alors, pendant plus de 60 ans.

La moitié de la population vit encore sous la tente et même si le gouvernement essaie de sédentariser les Mongols pour mieux les contrôler en leur donnant des terrains près d'Oulan Bator, ils marquent leur propriété par une palissade de bois mais ils y plantent leur yourte.

La yourte, est une tente qui se monte en deux heures. Les parois sont formées de treillis de saule, liés par des cordelettes. Le toit, lui, est fait de perches droites qui s'insèrent dans une coupole de bois de mélèze. Le tout est recouvert de pièces de feutres qui venaient, autrefois, de la laine des yaks, mais ceux-ci tendant à disparaître ( leur viande est trop coriace), les Mongols recouvrent la yourte d'une bâche de coton blanc, doublée de plastique, depuis les années 50. Ils sont ainsi faciles à repérer depuis un hélicoptère… Le toit possède une ouverture pour laisser passer le tuyau du poêle qui fonctionne à la bouse de bovins séchée. Souvent l'ouverture est maintenant fermée par un panneau de plexiglas. Mais il reste une trace de l'ancien temps dans une corde qui serpente à partir de cette ouverture et qui sert à accrocher un seau d'eau en cas de vents violents ou à réduire (voire clore) l'orifice en cas de précipitations.

La porte d'entrée de la yourte est toujours orientée vers le Sud, tournant le dos aux vents glacials du Nord. Les femmes s'installent à l'Est , du côté des divinités malfaisantes tandis que les hommes vivent à l'Ouest où les divinités sont bienfaisantes. Le Nord est réservé aux invités d'honneur.

Les cavaliers n'utilisent plus les vestes traditionnelles matelassées fermées par des sortes de Brandebourg : la nouvelle génération porte Jeans, blouson et tennis… L'uniformisation est même arrivée jusque là.

Mais je n'ai pas vu d'Urga planté dans la steppe qui signale qu'il faut passer son chemin discrètement car cela signifie qu'un couple est plongé dans l'intimité, à proximité…

Je ne peux m'empêcher de me répéter, en quittant la montagne pour rejoindre Oulan Bator, le proverbe mongol : " C'est dans la steppe qu'est la liberté, c'est dans la steppe qu'est le bonheur ".

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LE TRANSMONGOLIEN: FRONTIERE CHINOISE-> OULAN BATOR photos

 La première chose que nous voyons, en ouvrant les rideaux, c'est la platitude ocre du désert de Gobi, du sable à perte de vue. Ce n'est pas que ce désert ne soit formé que de dunes de sable, appelées ergs au Sahara.. Non, comme pour tous les déserts du monde, la surface en sable est faible (ici, à peine 3% du total) et les regs, déserts de pierre, forment l'essentiel. Mais la voie ferrée a été construite sur du sable, que des sautes de vent soudaines, soulèvent et roulent comme une fumée épaisse.

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DUGANA

1) LE CAMP photos

Sans le savoir, nous nous sommes installés comme cela dans notre yourte du Dugana Camp. En général, la yourte n'a pas de fenêtre et il faut ouvrir la porte pour avoir un peu de lumière… On n'y trouve pas non plus eau ou toilette et il fait bien froid, la nuit, quand on doit quitter la yourte pour aller se soulager. Il fait si froid, même en Mai, que du personnel du camp venait, la nuit, entretenir le feu dans notre poêle et nous ne fermions donc jamais la porte à clé, d'ailleurs il n'y en avait pas. Finalement le Club Méditerranée n'avait rien inventé avec ses paillotes ouvertes aux quatre vents et surtout aux mâles estivants, dans les années 60.

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2) LES CHEVAUX photos

La végétation qui domine est, bien sûr, la steppe que les autochtones parcourent sur des chevaux adaptés à l'altitude et au froid. J'ai été conquise par cette steppe infinie où les animaux peuvent paître à leur gré pendant l'été. Leurs propriétaires y reconstruisent alors leurs yourtes, tentes rondes et basses, près d'un point d'eau et des " alpages ". Elles sont souvent regroupées par deux ou trois, appartenant à une même famille. Elles n'ont pas besoin d'être vastes car les Mongols vivent beaucoup dehors et n'ont que peu d'enfants : 1 ou 2 par couple seulement sans qu'aucune loi ne les contraigne, comme en Chine voisine.. Les chevaux sont courts sur pattes comme des poneys et très robustes : ils peuvent rester plusieurs jours sans boire et porter des charges de 120 à 200 kilos. Nous avons pu en essayer au Dugana camp. Même moi, je suis montée dessus, pas Jean, parce que ses pieds auraient traîné par terre…

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3) DANS UNE FAMILLE MONGOLE photos

Nous avons eu la chance d'aller manger dans une yourte où la femme, au visage typique, nous a préparé un repas traditionnel. Elle nous a montré comment elle faisait cuire le lait pour faire le beurre : elle le soulève plusieurs fois à près d'un mètre avec sa louche, puis le laisse retomber en un mince filet... Etait-ce du lait de vache ou de jument ? Je ne l'ai pas su. Il y avait tant de questions à poser. Deux choses m'ont marquée : l'arrivée à cheval de leur fille de 17 ans et la prestation du père qui nous a montré l'utilisation de l'Urga, long bâton flexible avec une corde au bout, qui sert de lasso ici.

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SUR LA ROUTE photos

Sur la route du retour vers la capitale, nous avons pu voir un des animaux qui passe pour un symbole de cette région, du moins à l'extérieur car il est en voie de disparition: un YAK

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UN ORPHELINAT photos

Nous avons pu aussi admirer le travail extraordinaire que fait une jeune australienne de Melbourne, dans un orphelinat, qu'elle a monté de toutes pièces…

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LA VILLE D'OULAN BATOR photos

Très vite, apparaissent les premières palissades de bois qui enserrent les 700 mètres carrés donnés par le gouvernement : la capitale Oulan- Bator n'est pas loin… Elle compte déjà 1 million d'habitants (atteints aujourd'hui, selon le journal local) sur les 2,8 millions de la population totale du pays. Nous avons l'impression d'avoir changé de pays.

Là, il a suffi de faire 120 km et le monde a basculé. Pour l'instant, nous n'avions pratiquement pas vu de voitures : à peine une, de temps en temps, emportant une yourte démontée dans les montagnes. Notre hôte, à Dugana, avait une 4-4 et une moto quand même…mais là, les embouteillages sont continuels et il faut courir pour traverser un carrefour même si les feux sont au rouge. Nous avons vu peu de gens âgés et encore moins de vieux habillés avec les robes de soie à l'ancienne : un ou deux en cherchant bien. Non, la population était jeune, pressée et habillée de jeans. De temps à autre, on apercevait quelques bottes de cuir rouge ou blanc mais la plupart des passants portaient des baskets. Les maisons en hauteur ressemblaient à des clapiers et on sentait qu'elles avaient déjà perdu leur âme.

La vie a beaucoup changé depuis 1991 et la fin du communisme et nous comprenons que les jeunes aient été attirés par les lumières de la ville pour trouver du travail ou faire des études. Mais ils n'ont pas encore totalement perdu leur âme mongole : ils restent fascinés par leur illustre ancêtre, Gengis Khan, qui avait fondé, au 13ème siècle, le plus vaste empire que le monde ait connu. A l'Est, ses limites allaient de la Chine à l'estuaire du fleuve Amour et à l'Ouest, il s'étendait un peu au-delà d'une ligne Moscou-Bagdad.

Prenez le temps de visiter l'immense musée d'Histoire et vous verrez que celle d'Oulan Bator ne se résume pas à l'épopée de son "héros rouge" qui lui a donné son nom.

Dans le centre ville, le Palais d'Hiver ou Bogdo Khan, qui date de 1893, a été miraculeusement épargné par la folie destructrice des communistes qui ont pris le pouvoir en 1921, deux ans avant la mort du dernier roi de Mongolie.

Depuis 1991, la religion a repris ses droits et le chamanisme est très vivace : Les esprits des ancêtres règnent sur la nature et de nombreux sites sont sacrés. Il faut bien faire attention à ne pas heurter les ovoos, tas de pierres sacrés, qui ressemblent comme deux gouttes d'eau, aux cairns que l'on trouve à partir du cercle polaire, dans les pays scandinaves.

Nous avons eu la chance de pouvoir parler à un jeune moine bouddhiste efflanqué près du monastère lamasserie de Gandan tandis que les moulins à prières tournaient presque sans arrêt.

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AU THEATRE photos

Mais là où nous avons ressenti le mieux l'admiration pour leurs ancêtres, leurs costumes et leurs coutumes, c'est lors des représentations de leur folklore : ils ont réhabilité des instruments de musique que je n'ai vus nulle part ailleurs (voir les photos de notre site) et surtout ils ont des chanteurs uniques au monde qui utilisent une voix à large tessiture qui semble venir du ventre et ils se servent de leur corps comme s'il était une cornemuse. Cela donne des sons gutturaux et allongés qui glissent le long de votre colonne vertébrale en vous faisant frissonner. Je ne trouve pas les mots pour expliquer cela.

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SPECTACLE EN PLEIN AIR photos

Le plus beau spectacle a été celui que nous avons eu dans l'enceinte de l'hôtel Mongolia, avec les montagnes encore dénudées au loin. Il n'y avait plus l'attrait de la découverte, comme au spectacle de la veille, mais cette arrivée à cheval des hommes venant planter leurs oriflammes devant les tentes caidales, les danses paysannes au rythme effréné, les chants, les luttes à mains nues, la souplesse des jeunes acrobates… tout concourait pour nous faire sentir l'originalité de ce pays que nous allions quitter dans quelques heures et qui nous manquait déjà...

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DINER SPECTACLE photos

Le dernier nous a été offert lors de notre dernier repas mongol, juste avant de rejoindre la gare.

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LE TRANSMONGOLIEN: OULAN BATOR -> FRONTIERE RUSSE photos

 Le soir du jeudi 10 Mai, nous avons repris le chemin de la Gare, le responsable des guides locaux nous y attendait. C'était une montagne de muscles : il mesurait certainement plus de deux mètres et cela m'a fait penser à un article de journal, lu peu de temps auparavant, disant que l'homme le plus grand du monde actuellement est un Mongol de 57 ans qui mesure 2,36m. Il vient d'épouser une petite chinoise d'1m58…

Adieu ou au revoir la Mongolie. J'aimerais y retourner un jour, rencontrer à nouveau ce peuple fier.

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